Découvrez ici la Thaïlande telle que vous ne la trouverez dans aucun guide : des infos inédites, des bons plans, les bonnes adresses et tout ce qui est indispensable pour réussir vos vacances !
Tant par le nombre d'entrées que par les revenus générés, la Thaïlande est devenue le deuxième pôle touristique d'Asie, derrière Hongkong : depuis 1990, plus de 5 millions de visiteurs franchissent chaque année les frontières du royaume.
Premier élément déterminant qui favorisa l'essor du tourisme il y a une trentaine d'années, l'aéroport de Bangkok s'est vite imposé comme une plaque tournante : avec 16 millions de passagers par an, il se place désormais au troisième rang régional, derrière Singapour et Hongkong.
Le deuxième facteur décisif fut l'intervention américaine dans les pays issus de l'ancienne Indochine française : la Thaïlande devint la base arrière principale d'un contingent américain qui dépassait le demi-million d'hommes au Viêt-nam en 1969. En couvrant le conflit, les médias ont indirectement participé à la promotion du potentiel touristique du "pays du sourire ". Enfin, la création de la Tourism Authority of Thailand, en 1979, a sonné le glas d'un tourisme qui se développait assez anarchiquement et restait majoritairement contrôlé par les pays "émetteurs ".

La clientèle est d'abord malaise, puis japonaise, européenne et enfin américaine. La relative stabilité politique dont elle jouit a permis à la Thaïlande d'initier un développement touristique plus précoce que celui de ses voisins, qui, pour la plupart, possèdent aussi des plages au sable fin, des paysages enchanteurs et des vestiges de somptueuses civilisations.
On peut enfin remarquer que ce secteur économique s'affirme comme un instrument efficace d'intégration et de contrôle des périphéries peuplées de minorités non thaïes. Son irruption rapide a modifié considérablement une société tenue jusque-là à l'écart des influences extérieures. Bangkok, malgré une crise asiatique qui n’est pas encore qu’un souvenir, a retrouvé toute sa vitalité, toute sa fièvre. D’ailleurs, il n’est pas toujours facile de trouver de la place dans les nombreux avions qui relient l’Europe à la capitale du royaume. Cette véritable tradition rend d’autant plus insupportables les abus que certains touristes se permettent régulièrement.

Kanchanaburi
Ville du célèbre Pont de la rivière Kwaï

Située à environ 130 kilomètres à l'ouest de Bangkok, près de la frontière Birmane, la ville de Kanchanaburi est surtout célèbre pour son pont : le pont de la Rivière Kwaï immortalisé par le livre de Pierre Boulle et surtout par son adaptation cinématographique, le célèbre film de David Lean (1957).
La province de Kanchanaburi est restée assez sauvage. Les touristes occidentaux sont encore assez peu nombreux ici. C'est un lieu de villégiature des Thaïs, surtout durant les week-ends mais les touristes chinois et japonais sont également assez nombreux. Outre le fameux pont et sa voie ferrée, cette province offre une nature luxuriante, avec des parcs nationaux où il fait bon se promener, des chutes d'eau parmi les plus spectaculaires du pays et des grottes où vécurent des hommes du néolithique. La géographie du lieu a favorisé l'implantation de barrages hydro-électriques, créant ainsi de vastes retenues d'eau. Les nombreuses rivières qui sillonnent la province ont permis le développement d'activités touristiques comme le rafting. Il est même possible de dormir sur des hôtels flottants, une des attractions du coin. Enfin, Kanchanaburi est la ville des saphirs. Les mines se situent au nord de la ville. De nombreuses échoppes proposent des pierres précieuses, mais gare aux imitations !

Phuket
La perle de l'océan indien
Phuket désigne à la fois une province, une île et une ville. L'île s'étend sur environ 50 kilomètres du nord au sud, et une vingtaine de kilomètres d'est en ouest, soit 810 km2 de superficie. C'est la plus grande île de Thaïlande. Son extrémité nord est reliée au continent par un pont de 600 mètres de long, le pont des Sarrasins. Phuket est située sur la côte ouest de l'isthme thaïlandais, donc côté océan Indien, appelé en bord de côte, mer Andaman. L'île est séparée de la capitale, Bangkok, par un peu moins de 900 km.
Les principales richesses de Phuket sont le tourisme (plus de 5 millions de visiteurs en 2007), les plantations d'hévéas (l'arbres à caoutchouc), de noix de coco et de cajou, l'étain (richesse du passé car actuellement en très fort déclin, voire complètement disparue), et enfin la pêche. C'est, après Bangkok, la région la plus riche de Thaïlande. Un quart de ses 230 000 habitants résidents (hors tourisme et main d'oeuvre immigrée) vit à Phuket-Ville, la capitale administrative de l'île. La population de Phuket est formée de Thaïs, de Chinois, de Musulmans (d'origine Malaise) ici très nombreux (environ 35 % de la population totale de Phuket), de Chao Nam (gitans de la mer) et enfin d'Européens et d'Indiens venus tenter fortune dans la restauration et le tourisme pour les premiers, dans le commerce des étoffes pour les seconds.

L' île de Phuket a connu le succès dans les années 70, avec l'arrivée des hippies, amplifié dans les années 80 par la mode du soleil en hiver. C'est à cette période que l'île a connu son plein essor touristique, ce qui n'a pas été sans une certaine dégradation de ses paysages magnifiques. La construction anarchique de complexes hôteliers en bordure même des plages a dévisagé les plus belles d'entre elles. Malgré cela, Phuket reste une des destinations "soleil" les plus prisées, et ses nombreuses plages et petites baies isolées permettent encore aujourd'hui de trouver un petit coin de paradis à l'écart du flot des touristes.
On estime à 3 millions le nombre de touristes qui visitent chaque année Phuket. Ils viennent pour la majorité d'entre eux d'Europe (Allemagne, France, Italie et surtout pays nordiques...) mais aussi d'Asie (Corée, Hong Kong, Japon...).
L'île de Phuket toute entière est splendide, mais c'est surtout les côtes ouest et sud qui semblent sorties d'un songe exotique. Le littoral s'enorgueillit d'une palette extraordinaire de couleurs et de paysages majestueux. Les collines sont recouvertes d'épaisses forêts tropicales qui descendent jusqu'aux plages de sable blanc, bordant une mer émeraude. Les récifs coralliens, affleurants certaines baies, sont autant de trésors à admirer. Et nul n'est besoin d'être plongeur pour profiter de ces splendeurs. Un simple masque, un tuba et une paire de palmes suffisent pour profiter du spectacle des coraux et des poissons multicolores. Si vous avez de la chance, vous pourrez même admirer des langoustes et des poulpes. Pour les plongeurs plus expérimentés, Phuket offre parmi les plus beaux sites de plongée du monde.

En décembre 2004, Phuket fut l'une des places du continent les plus touchées par le tsunami qui ravagea l'océan Indien, avec un millier de morts environ ; les dégâts considérables bien que très limités en bord de côte, furent rapidement réparés afin que la vogue touristique ne soit pas atteinte. Vue le niveau du tourisme actuel, on peut aisément dire que l'objectif a été atteint.

Koh Samui
l'île de Samui

Petite île du golf du Siam
Koh Samui est située à 560 Km au sud de Bangkok, au large de la côte Est. Elle fait partie de la province de Surat Thani (ville continentale à environ 2h de bateau). Souveraine d'un archipel de 80 îles et îlots, Samui baigne dans le golfe de la Thaïlande (mer de Chine). Après Phuket et Koh Chang, par ses 280 km2 (22 Km de large sur 25 Km de long), elle est la 3e plus grande île du Royaume. Les premiers occupants de Samui sont arrivés en 1890 de Hainan (Chine). Il reste encore de nos jours d'importantes familles chinoises qui constituent une grande communauté sur l'île. La population actuelle compte environ 40 000 habitants et se compose, hors chinois, de thaïs bouddhistes et d'une minorité de musulmans (pêcheurs descendant des Mokens de Malaisie, appelés aussi Gitans de la mer).

Jusque dans les années 60, l'île de Samui, ne comportait aucune route. Les habitants se déplaçaient à pied à travers la forêt et les collines, ou en bateau le long de la côte, ce qui les coupait du monde extérieur. C'est le chef de l'île, Dilok Suthiklom, en 1967 qui prit contact avec le Gouvernement pour développer Samui, à commencer par la construction d'une route. Ce projet fut semé d'embûches, principalement le dynamitage des collines, le ratissage des arbres et la mousson. L'achèvement des travaux eut lieu en 1973, par le bétonnage de la route. Dans les années 70, alors que Koh Samui était encore sauvage, sans eau courante, ni électricité, des routards ont exploré ce scintillant bijou. Cette découverte marque le début de l'ouverture de l'île au monde extérieur et à son tourisme.

A cette époque, les aventuriers avaient le privilège de connaître un endroit magique, hors du temps et bien isolé. Son accessibilité difficile et uniquement par bateau, rendait le voyage plus intrépide et plus exotique, ce qui lui a permis de rester hors du tourisme de masse durant une vingtaine d'années. Le développement de l'île et de ses infrastructures touristiques a quelque peu transformé le paradis isolé que quelques nostalgiques regrettent. Koh Samui s'est alors orientée vers la civilisation occidentale en axant son expansion sur quelques zones seulement, avec pour règle de ne pas construire de bâtiments plus hauts que les cocotiers. Ainsi, la partie sud de l'île a conservé ses attraits originaux.

Koh Samui a maintenant une notoriété internationale et est classée comme l'une des destinations les plus tropicales, décontractée, sachant satisfaire tout style de voyageur. L'île charmera les explorateurs à la prospection de plages sauvages et idylliques, aussi bien que les amateurs de vie nocturne et de shopping, les plongeurs raffolant d'eau claire et limpide, sans oublier les familles qui pourront s'y détendre sans soucis. L'abondance de sa végétation luxuriante, ses cascades, temples bouddhistes résument en eux-mêmes un petit paradis tropical. Koh Samui est couverte d'arbres à Durian, bougainvillées, ramboutans et de colossaux jardins de cocotiers dont on trouve toutes les espèces dénombrées en Thaïlande. Le parfum des noix de coco mises à sécher envahit l'air sur toute l'île. Sa principale richesse est d'ailleurs l'exportation vers Bangkok des millions de noix et des produits dérivés.

Pattaya
Ville balnéaire mondialement connue
Pattaya est une station balnéaire internationalement connue, pourvue d'une plage en arc de cercle de 4 km de long située dans la province de Chonburi sur la côte du golfe du Siam, à 147 km au sud-est de Bangkok et faisant face au Golfe de Thaïlande.
La population, sans tenir compte de l’afflux touristique, est de 56.700 habitants, en progression très rapide.
En fait, la région de Pattaya abrite 3 plages : la baie de Naklua (Ao Naklua) au nord, la baie de Pattaya (Ao Pattaya), au centre et Hat Jomtien, au sud. La plage de la baie de Pattaya (Hat Pattaya) est la plus animée des trois.

Pattaya n'est qu'un petit village de pêcheurs jusqu'au milieu des années 60. Ce sont les militaires américains, embourbés dans la guerre du Viêt-Nam qui venaient s'y détendre, atterrissant pour ce faire sur la base aérienne d'U-Tapao, quelques 70 km plus à l'est, qui font connaître cette ville. Pattaya bénéficiant d’un climat assez exceptionnel, il semble que les risques lies au climat qui aurait interdit en cas d’urgence le décollage des avions était quasi inexistant ou en tous cas moindres que dans d’autres localisations éventuelles.

Qui dit soldat dit souvent tourisme sexuel. Ils sont les premiers à motiver la construction de bungalows et de petits restaurants mais surtout à provoquer l’arrivée de jeunes femmes venues de tout le pays, puis des pays voisins pour aider à la détente des troupes. La guerre du Viêtnam terminée et les militaires partis, le tourisme continue à se développer, et encore plus à partir de 1980 où l’essor s’accélérera. A cette époque étaient dénombrées environ 650.000 prostituées : en argot thaï « puying ha kin » « les femmes qui cherchent à se nourrir ». Actuellement les Etats-Unis évaluent le nombre de prostituées à environ 100.000 entre Bangkok, Pattaya et Phuket.

Thai Muang
Au nord de l'île de Phuket, dans la province de Phang Nga

Situé à 25 km au nord de l'île de Phuket, dans le district de Phang Nga, sur la façade maritime Andaman.
Ce village, sans grand intérêt touristique en lui-même, possède sans doute une des plus belle plage encore pratiquement vierge et facilement accessible de Thaïlande. En effet, ses 11 km de plage rectiligne ne présentent ni hôtel ni restaurant en bord de mer. Mieux encore, 6 km de plage sont protégés car inclus dans un parc national.

Pour y accéder : depuis Phuket, prendre la direction de RANONG / THAI MUANG, en remontant plein nord le long de la côte Andaman. Le village de Thai Muang se situe à environ 25 km au nord du pont des Sarasins. Dans le village, prendre tout droit à l'endroit oû la route principale tourne à angle droit vers la droite. 2 km plus loin, vous êtes en bord de mer.

La route, nouvellement refaite, longe la mer sur environ 5 km avant d'entrer dans le Parc National. Celui-ci est ouvert de 6h à 18h. Entrée 20 B pour les Thaïs et 100 B pour les étrangers. La route se poursuit dans le parc sur 6 km en bord de mer et se termine en impasse. Vous trouverez à l'intérieur du parc un restaurant et quelques bungalows en cours de réfection (ouverture prévue en mai-juin 2008). Toutes ces installations se trouvent en arrière de la plage, à l'entrée du parc, dans la végétation et ne sont absolument pas visibles de la plage. Fait devenu rare sur les plages de Thaïlande : il n'y a ni transat ni parasol sur la plage ! Il est possible de pique-niquer à l'ombre de la végétation qui borde la plage, sur toute sa longueur. L'entrée payante du parc en restreint l'accès ce qui permet une grande tranquillité : contrairement à beaucoup de plage, on est pas les uns sur les autres ici !
Quelques restaurants thaïs sont accessibles dans les premiers kilomètres de plage, avant l'entrée du parc national. Ils proposent une cuisine typique à base de poissons et fruits de mer. Aucun n'est situé directement sur la plage.

Les îles Similan
Parc National Maritime des îles Similan

L’archipel des îles Similan est situé à une centaine de kilomètres au nord-ouest de l’île de Phuket, et à 50 km des côtes continentales, pratiquement en face de Khao Lak, tristement célèbre lors du tsunami de décembre 2004. L’archipel est constitué d’un ensemble de neuf îlots granitiques recouverts d’une végétation tropicale luxuriante. Elles surgissent des eaux turquoises de l'océan indien, appelé ici mer Andaman. Le spectacle est fabuleux et inoubliable. De petites plages de sable corallien à la blancheur quasi immaculée, bordent certains des îlots.

Le sable corallien est en grande partie le produit du grignotement de la faune marine. Par exemple, le poisson-perroquet, que vous pourrez admirer très facilement avec un simple masque et tuba, rejette en moyenne 16 kilos de sable corallien par an. Les conditions pour la croissance du corail sont ici idéales, avec une eau exceptionnellement limpide à une température minimum de 28° C environ. Plus de 200 espèces de coraux durs ont été répertoriés dans cette région de Thaïlande.

L’archipel bénéficie du statut protecteur de Parc National depuis septembre 1982, interdisant constructions anarchiques et disgracieuses comme c’est trop souvent le cas sur le continent et sur l’île de Phuket.
L’archipel est connu des plongeurs du monde entier pour être un des plus beau « spot » du globe, avec une eau à la transparence cristalline. Il est classé parmi les 10 plus beaux sites mondiaux par le magasine américain « Skin Diving ».
Le nom de Similan vient du Malais « Sembilan » qui signifie « neuf », nombre des îlots constituant l’archipel.

Les îles sont identifiées par un nom Thaï ou par un chiffre. La numérotation part du sud (île numéro 1) vers le nord (île numéro 9).
- Île numéro 1 : Koh Hu Yong. C’est l’île située à l'extrémité sud de l’archipel.
- Île numéro 2 : Koh Pa Yang.
- Île numéro 3 : Koh Pa Yan.
- Île numéro 4 : Koh Miang - Deuxième île de l’archipel en superficie, après Koh Similan, c’est sur cette île que se trouve l’Office du Parc National et c’est aussi la seule qui possède des bungalows. Il est également possible de louer des tentes de camping. Voir plus bas, rubrique Se loger.
- Île numéro 5 : Koh Ha.
- Île numéro 6 : Koh Pa Yoo.
- Île numéro 7 : Koh Pa Boo.
- Île numéro 8 : Koh Similan – C’est la plus grande île de l’archipel. Elle possède une splendide plage corallienne, bordant la baie principale, au nord de l’île. Idéale pour le snorkeling, l’eau y est particulièrement claire et pourvue en faune aquatique. Un étrange rocher qui paraît posé en équilibre sur un amas de granite, procure un splendide point de vue, à l’est de la baie. C’est sur cette île que s’arrêtent la plupart des bateaux pour le déjeuner des visiteurs.
- Île numéro 9 : Koh Ba Ngu (île des serpents) est la plus au nord. Elle possède dans sa partie sud une magnifique petite plage corallienne, de 50 m de long. Les fonds sont ici encore d’une grande richesse.
En fait, il existe une dixième île, à environ 30 Km au nord de Koh Ba Ngu, appelée Koh Bon et qui fait également partie du Parc National des Similans. Mais son éloignement la fait souvent ignorer des visiteurs.

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